HYPERAUTOMATISATION

L’objectif de l’informatisation pour les entreprises a toujours été de gagner en efficacité.

La première vague, que l’on n’appelait pas encore numérisation, a consisté à remplacer les documents papier par des données électroniques. Les activités de classement, recherche, modification, transfert de données ont été ainsi accélérées, fiabilisées, et sécurisées.

À partir du moment où les données ont été dématérialisées, il a été facile d’y appliquer des traitements, d’abord simples, comme des calculs, des contrôles et des transformations déterminées. C’est réellement là le début de l’automatisation. En un demi-siècle, la généralisation des données numériques et la banalisation de puissance importante de traitements à un coût abordable ont permis d’introduire des formes d’automatisation de plus en plus sophistiquées.

On peut distinguer plusieurs catégories :

  • Le premier niveau d’automatisation est tout simplement l’informatisation en elle-même : les traitements à appliquer sont décrits dans des spécifications et codées par les équipes informatiques au moment où l’on définit la structure des données. On cherche à ce niveau à couvrir automatiquement les traitements totalement déterministes, complètement définis au moment de la constitution de la donnée sous forme électronique.
  • Le second niveau peut être appelé automatisation des processus métiers (ou Business Process Automation) : on ne part plus des données mais des processus. Ce niveau permet de couvrir des processus complets, adressant des données indépendantes, par exemple gérées par des services différents dans l’entreprise. Nous incluons dans ce niveau l’automatisation « robotique » des processus (ou Robotic Process Automation). En effet, le RPA permet de définir facilement l’automatisation d’un processus, y compris si cela implique l’utilisation d’applications différentes. Ici, on cherche à couvrir les processus de l’entreprise, en les spécifiant le plus simplement possible, et à utiliser un « robot » qui les applique de façon déterministe, tels quels.
  • Le troisième niveau, que l’on peut qualifier de « digital » (ou Digital Process Automation) consiste à remplacer tout ou partie des processus existants par une version informatisée capable d’améliorer encore l’efficacité de l’entreprise. Contrairement au BPA ou au RPA, le DPA modifie, remplace ou créé de nouveaux processus, transformant ainsi le fonctionnement de l’entreprise. Par exemple, en proposant des interfaces en ligne aux clients plutôt que de s’adresser à un conseiller.

Pour tous ces types d’automatisation, les technologies utilisées ont évolué depuis 100% de code réalisé par les informaticiens, jusqu’aux techniques de « low code » ou « no code », permettant à un utilisateur métier de définir l’automatisation à réaliser sans recourir à une ligne de code.

Récemment, la technologie de l’Intelligence Artificielle a permis d’arriver au niveau d’hyper-automatisation, ou d’automatisation intelligente des processus (Intelligent Process Automation). Skapánê combine les technologies du « low code » et de l’intelligence artificielle dans ces solutions d’Intelligent Process Automation pour permettre aux entreprises d’automatiser des tâches de plus en plus complexes, que ce soit dans l’univers du Business Process Automation (efficacité des processus existants) ou dans celui du Digital Process Automation (nouveaux canaux de gestion client).